vendredi 14 juillet 2017

Deployment-Day


A DBA il n'y a pas de hasard de liste (et il y a un métagame) et lorsqu'on joue, tout est hasard. C'est un jeu de chattard. 

Ou pas...

Si c'était vraiment un jeu de chattard, il n'y aurait ni bons joueurs, ni joueurs médiocres, tout le monde serait moyen. C'est de la statistique : toute distribution aléatoire de résultats selon une loi donnée tend vers son espérance mathématique ou en d'autres termes : si on lance un dé un nombre infini de fois, les nombres de fois où le dé tombe sur 1 ou 6 quelles que soient les circonstances sont égaux, on fait autant de 6 que de 1.

Le bon joueur et le mauvais joueur...

Alors comment expliquer qu'il y ait des bons joueurs et des moins bons ? Deux choses. La première est l'aspect micro-tactique grâce auquel un bon joueur identifiera les mouvements optimaux à faire grâce à son nombre d'ordres réduits pour obtenir le meilleur gain en matériel (meilleure probabilité de détruire un élément adverse) ou une meilleure position (pour préparer une prise de flanc, bénéficier de bonus ou placer l'adversaire dans le terrain toupourri).

La seconde est le déploiement. C'est finalement la phase de jeu où le hasard peut être contrôlé et pendant laquelle des choix judicieux permettent de remporter la partie (ou au moins éviter de la perdre rapidement). 

Le déploiement commence par le choix des rôles de chaque joueur : attaquant ou défenseur ? Et là, le choix de la liste est important puisque c'est l'agressivité qui déterminera les chances d'être attaquant ou défenseur. Si votre liste a un facteur d'agressivité de 0, vous aurez plus de chance d'être défenseur (de placer le terrain, de vous déployer en premier mais de jouer en premier). En revanche, si votre agressivité est de 4 (le maximum), c'est l'inverse, vous serez plus souvent attaquant (choisir votre bord de table, vous déployer en second). La moyenne d'agressivité des listes s'établit à peu près entre 1 et 2, l'écart de l'agressivité de votre armée avec cette valeur est un assez bon estimateur de vos chances d'être attaquant ou défenseur dans l'absolu. Et qu'est-ce donc que ça change ? Tout !

Personnellement, j'aime être attaquant. J'aime avoir l'initiative, voir le jeu adverse et m'y adapter. Je vais assez souvent choisir des armées qui ont un facteur de 4, voire 3. Tout ça pour pouvoir choisir mon bord de table et surtout pour me déployer en second afin de gêner le plan adverse et de favoriser mes troupes.

Mais il arrive aussi que je soit défenseur d'autant que je joue aussi des armées avec une faible agressivité. Dans ce cas, on a pas mal de choses à décider, plus que si on est attaquant et c'est ce qu'on va voir.

Choisir le terrain

Cet article ne va pas être un traité sur le choix du terrain ou quoi. Juste quelques trucs pour être bien pénible et contrebalancer le fait que votre adversaire pourra s'adapter à votre déploiement, vous jouez à l'aveugle, pas lui. Il aura l'initiative. Et le meilleur moyen de la prendre c'est de lui enlever.

Si vous jouez une armée de cavaliers face à une liste de piétons, c'est plutôt bon. Quel que soit le terrain de prédilection de votre armée, vous ne jouerez qu'un seul terrain accidenté en élément obligatoire. Le reste sera du terrain clair dans lequel les piétons adverses se feront hacher menu et les pouilleux ne pourront pas se cacher. Si vous jouez une liste de piétons, de tirailleurs ou une liste combinée, là, il va falloir tenir compte de deux choses : la liste adverse et votre plan pour la plier. Si votre adversaire ne possède pas un fort contingent de cavalerie par rapport à vous, mettez les terrains difficiles sur les côtés des quarts de table et prenez des petits terrains ainsi ils ne seront pas gênant et personne ne pourra vraiment en profiter. Si vous affrontez de la cavalerie et que vous avez de l'auxiliaire et du pouilleux, prenez des grands terrains difficiles et placez les vers le centre. Là encore, vous pourrez en bénéficier quel que soit le choix adverse pour le bord de table. D'où la nécessité d'avoir des décors en deux tailles mini et maxi en fonction de l'adversaire. C'est une raison pour laquelle j'aime mes armées à 4 en agressivité, je ne suis pas défenseur, j'ai pas besoin de terrains.

Face je gagne et pile tu perds

En fin si, d'un seul. Le Rivage (ou Côte ou Waterway en anglais). C'est réservé aux armées qui ont pour terrain Littoral et c'est un choix de terrain obligatoire. En plus de réduire la largeur du champ de bataille de 1 à 3 LB et de réduire les choix de bord pour l'attaquant à 2 au lieu de 4, le Rivage permet au défenseur de déployer une réserve de 3 éléments à son contact après le déploiement de l'attaquant. Et ça, j'ai pu l'expérimenter, ça réduit l'avantage de l'attaquant à se déployer en second puisqu'il doit compter avec un contingent qui peut menacer l'arrière de son armée. Il doit le gérer, prendre une décision... au risque de se tromper. Sachant que vous avez la décision finale de débarquer ou non dans son dos, au milieu de la nappe ou dans votre propre zone. 

J'arrive souvent à monopoliser l'attention de 3 à 4 éléments adverses avec cette menace, éléments qui ne seront pas là à m'attendre lorsque ma ligne avancera. Surnombre facile et débords à peu près assurés. J'ai le tempo et l'initiative ne tarde pas à suivre si j'ai suffisamment d'ordres au dé pour bouger mes éléments.

Un autre terrain, un marais ou une forêt est nécessaire pour protéger l'aile de votre dispositif à l'opposé de la Côte. Pour être à peu près sûr d'en profiter, essayez d'en placer deux, un grand et un petit, votre adversaire sera bien obligé d'en choisir un et de vous refiler l'autre. Enfin, si vous avez de la chance au dé pour le placement de cet élément de terrain. Sinon faudra faire avec.

Un point auquel il faut faire attention (ou pas...), c'est que si votre adversaire a également Littoral comme terrain de prédilection, il peut aussi faire débarquer ses 3 éléments. Cela m'est arrivé au dernier tournoi amical auquel j'ai participé. Mon compère de deuxième ronde avec sa liste Leidang aurait pu arriver dans mon dos avec 3 socles de Vikings bien vénères. Il ne l'a pas fait. Bon, fourbe et vil comme je suis, je ne lui ai pas rappelé non plus. On va dire qu'on y avait pas pensé...

Les listes qui vont bien

 J'ai sélectionné quelques listes avec terrain Littoral et une basse agressivité et j'en ai fait un top 5. Il fait que vous sachiez que je n'ai jamais joué l'une quelconque de ces armées mais leur potentiel, eu égard à ce que j'aime vous laisse imaginer pourquoi elles me font de l’œil.

Grecs de Cyrénaïque (I/56a) 

Mon numéro 1 ! Des chars qui démontent en Lances en cours de partie ou que l'on peut déployer en Lances ou en LCh dès le début du jeu pour s'adapter au mieux à la liste d'en face. Quelques psilètes complètent cette armée qui doit être un rêve à jouer. Pour l'adversaire, ça doit moins être le pied.

Ordre de Saint Jean (IV/56)

A la deuxième position, une liste comprenant Chevaliers, Lances et Psilètes en proportions égales. Vous pouvez pourrir le terrain et y cacher vos 6 pouilleux prêts à tomber sur l'adversaire qui vient vous chercher des crosses. Les Chevaliers apportent le punch contre l'infanterie lourde adverse. Face à une armée montée, le terrain pourri devrait vous faciliter la tâche.

Grecs de la Mer Noire (I/5l)

Encore des Grecs mais cette fois ce sont ceux des colonies pontiques. Là encore, une faible agressivité et des troupes variées : cavalerie lourde et légère, hoplites et pouilleux qui gèrent bien n'importe quel adversaire.

Pictes (II/68b)

Les affreux Pictes ont deux listes : l'une d'une agressivité de 4 et une autre plus tranquille. Plus de hoplites mais de la Pique rapide, de la cavalerie légère et des psilètes.

Leidang (III/40d)

Les listes vikings ne contiennent quasiment que de la Lame rapide, ça va vite, ça tape fort mais ça poursuit et sur la durée, ça manque de mobilité pour prendre les flancs. Cette liste reprend donc l'ossature d'une armée scandinave médiévale mais y adjoint de la cavalerie et de l'infanterie légère ce qui permet de pallier le manque de mobilité dans le clair et dans le pourri.



vendredi 7 juillet 2017

DBA, LE jeu pour tout le monde ?

Il y a quelques jours je suis tombé sur un schéma rigolo en surfant sur le forum Fanaticus. C'est un diagramme de Venn qui tente d'expliquer pour De Bellis Antiquitatis, malgré tous ses défauts, est un jeu qui plaît ou, du moins, devrait plaire au plus grand nombre.

Le schéma montre que DBA est "à la croisée des chemins" de plusieurs aspects que les joueurs recherchent dans un jeu, aspects qui, du reste, caractérisent bien la plupart des jeux dont nous avons l'habitude. Le choix du nom de ces aspects et des jeux qui les caractérisent montre aussi que l'auteur du schéma est anglo-saxon et que c'est un vieux joueur mais passons là dessus pour jouer au jeu du portrait chinois de DBA.

C'est un wargame ?

Si on prend comme définition du wargame un jeu qui combine cartes et pièces (figurines ou non) et qui propose aux joueurs de simuler un affrontement militaire historique ou pas, alors oui, c'est effectivement le cas. Comme c'est le cas pour les autres jeux cités : Small World (oui, ne rigolez pas, selon la définition, c'est un wargame) et surtout Mémoire 44. Le cas de Tigre&Euphrate et d'Axis&Allies:Minis est plus problématique pour moi car je n'y ai jamais joué. Mais d'après la description de ces jeux sur BoardgameGeek, c'est pertinent de les considérer comme des wargames.

C'est un jeu "Gateway" ?

En français, on préfère parler de jeu d'introduction ce qui est tout de même plus parlant. Voyons ce qu'on a. Catan (Settlers), Mémoire 44 et Wings of War (on prendra X-Wing) sont effectivement des jeux d'introduction. Je parle pour ma pomme en ce qui concerne Catan puisque lors de mon séjour en Roumanie, pour la plupart des gens avec lesquels j'y ai joué cela représentait le premier jeu de société moderne auquel ils avaient joué. En ce qui concerne Mémoire 44, c'est la même chose si j'en crois l'engouement qu'a reçu ce jeu au Coffre à Jeux quand il est sorti en français. Enfin, pour X-Wing/Wings of War, je prends l'expérience de la saison 2015-2016 d'Orléans Wargames qui a vu un afflux de nouveaux joueurs grâce à ce jeu.

C'est un "Eurogames" ?

Pour les anglo-saxons de type nord-américain, un "eurogame" est un jeu à la mécanique un peu chiadée, où le hasard est contrôlé (on pourra en reparler), dans lequel les interactions entre joueurs et l'immersion thématique sont secondaires. C'est l'aspect qui me pose le plus de problème car si Catan est bien un "eurogame" selon cette définition (quoiqu'il pâlisse en comparaison d'un Descendance ou d'un Caylus), je ne vois absolument pas Small World dans cette définition ! Et DBA alors ? L'interaction entre joueurs est permanente, au moins lorsqu'on joue avec moi. Le hasard, pas besoin d'en parler (j'ai menti), c'est un jeu de chattard. Quant à l'immersion thématique, je ne sais pas ce qu'il faut mais je ne connais pas de joueur assidu qui n'ait jamais ouvert un livre d'histoire ou regarder sur Wikipedia le background de la liste qu'il s'est choisi. Mais je pense pas qu'il s'agisse de ça mais plutôt du côté "simulationniste" des règles. Et ça nous amène directement au côté "mécanique chiadée" et à l'aspect abstrait du jeu.

C'est un jeu abstrait ?

Je pense que ça apparaît très clairement lorsqu'on compare DBA à Field of Glory (FoG), Art de la Guerre (AdG), Impetus ou Hail Caesar. Tous ces autres jeux proposent des budgets de liste, des règles spéciales pour chaque type de troupes et des modificateurs de caractéristiques très précis. Ils se placent très nettement dans une catégorie de jeux simulationnistes voire réalistes, créneau dont DBA est très loin avec ses listes fixes, ses types de troupes agrégés et ses caractéristiques limitées. Par exemple, là où FoG fait une différence entre velites romains et frondeurs carthaginois du fait que ces derniers sont des tireurs, DBA n'en fait aucune et les considèrent comme des tirailleurs totalement identiques (des psiloi).

Qui joue à DBA ?

Attention, ce qui va suivre n'est absolument pas une étude statistique rigoureuse !
Si je prends l'exemple d'Orléans Wargames, la population des joueurs et des joueuses de DBA comprend 2 ou 3 joueurs d'historique, 3 ou 4 joueurs de jeux de figurines autres et 3-4 débutants qui sinon jouent à des jeux de société/jeux de rôle. Cela ne montre rien du tout mais peut s'interpréter avec l'aide de tout ce que je viens de dire avant. Les débutants y voient un jeu d'introduction qui n'est franchement pas plus compliqué que Caylus ou Small World une fois qu'on a expliqué les règles du mouvement tactique et qu'un joueur expérimenté résout les cas de recul/fuite/débord/soutien un peu tordus. Les joueurs historiques y voit une récréation agréable et une occasion de finir une partie en 45 minutes et d'en jouer une autre ensuite. Et les autres le prennent comme un jeu abstrait avec un thème antique plutôt rafraîchissant.

Cette interprétation est justifiée aussi par l'accueil du public lors de festivals et de conventions (Paris Est Ludique, Orléans Joue, FLIP, Fête du Jeu). Le jeu est plébiscité par les jeunes joueurs, par les vieux joueurs qui aimeraient s'y remettre et par certains non-joueurs qui acceptent quand même d'y jouer. Les plus critiques sont les historicistes invétérés qui se reconnaîtront peut-être. Même un certain RafPark dit du bien de DBA, c'est dire !

Pourquoi tout le monde n'y joue pas ?

J'ai identifié plusieurs raisons qui ne vont étonner personne : l'austérité assumée (ou non) du matériel de jeu, l'absence de côté "prêt-à-jouer" et le thème historique qui peut rebuter pas mal de monde (un peu comme les maths en fait !). Le fait que le hasard soit prépondérant peut aussi être un frein à l'adoption du jeu mais je pense que c'est secondaire quand on voit le nombre de jeux de chattard qui ont du succès. D'un autre côté, Mortem et Gloriam vient de sortir en français et j'espère que l'auteur ne va pas penser à en publier une version d'initiation.

Combattre des défauts inhérents est compliqué puisque l'éditeur est lié par un contrat de licence avec les auteurs originaux de DBA mais cela n'empêche pas de réfléchir à ce que pourrait être un DBA "sexy". Changer le thème ? On aimerait faire un HOTT 3.0, oui ! Changer la mise en page du bouquin et proposer plus d'illustrations ? Oui, aussi mais c'est un risque éditorial important et personne ne sait si un bouquin à 50€ se vendra. Proposer une boîte prête à jouer avec des figurines en plastique à clipser sur des socles et un bouquin de règles allégé ? Pourquoi pas. Et vous, qu'en pensez-vous ?





vendredi 30 juin 2017

Pingenda est Carthago (II)


La route est longue jusque la Gaule Cisalpine théâtre des premiers succès d'Hannibal. J'ai sorti les figurines de leur boîte et j'ai commencé à les monter. Premier écueil, j'ai oublié de les nettoyer. C'est du plastique injecté, il reste du lubrifiant de démoulage (Whispe, ne vas pas te faire un film !) et, du coup, la colle, ben, elle colle pas. Je m'énerve parce qu'à ce moment là, je ne pense pas à mon erreur. En discutant avec Bertrand qui monte ses Romains au même moment à 3km de là, je m'aperçois de mon oubli et le répare.

Les trois éléments de Lances, mélange de figurines de la boîte de commandement et de la boîte d'infanterie libyenne
Je trie ensuite toutes les figurines par élément de destination et je commence le montage/ébarbage/collage, le plus pénible. Premier constat, les figurines HäT sont merdiques. La matière est un plastique mou qu'il est très difficile d'ébarber correctement et les moules d'injection semblant accuser leur âge, les grappes sont décalées et pleines de bavures. La faible dureté du matériau m'interdit d'utiliser des limes. Le papier à poncer grain 400 ne donne aucun résultat non plus sauf à produire plus de bavures sur les figurines. Je décide d'y aller au scalpel (ou c'est clinique mais je rappelle qu'il s'agit d'un journal et que je suis un scientifique). C'est pas mieux. Donc ça restera comme ça.

Au premier plan sur la gauche, les Gaulois, alliés d'Hannibal.
Les Gaulois Italeri sont de meilleure qualité. Il y a plus d'options, les figurines ne sont pas monobloc et les poses sont plus variées. Seul problème, la colle cyanoacrylate a du mal à agir. Mais je finis par y arriver en lui laissant le temps de réticuler. Il fait sec donc c'est parfait, l'humidité ne vient pas gâcher mes collages. J'ai de l'activateur mais je répugne à m'en servir car c'est un pulvérisateur qui arrose surtout à côté du fait que les zones de collages sont minuscules.

Les socles sont prêts, il faut les creuser pour y insérer les bases des figurines
Tout ça me prend deux bonnes soirées et j'attaque les socles. J'ai une grande feuille de carton-bois de 5mm d'épaisseur qui sera parfaite pour y tailler les socles de largeur 60mm. Je fais mes tracés à la règles, vérifie que les coins sont bien droits et je coupe.
J'ai mis deux babars par élément sinon ça faisait piteux.
Les figurines possèdent un socle également et si je les colle sur le carton, l'épaisseur de ce socle en plastique va se voir et ça sera moche. De plus, j'ai envie de faire un socle scénique pour chaque élément car, pour une fois, j'ai assez de place pour ça. Mon idée est d'utiliser du Depron. Le problème est que la feuille de Depron que je possède fait 3mm d'épaisseur soit 1-2 mm de plus que les bases en plastique des figurines. Je suis bon pour tailler des empreintes dans le Depron et d'ajouter des cales à la bonne taille et à la bonne épaisseur. Ca tombe bien, j'ai un stock de cartes de visite dont je ne sais que faire et je vais donc les recycler.
Les socles des éléments légers détourés au couteau
Pour accélérer le mouvement, je colle le Depron taillé grossièrement sur la base en carton avec mon pistolet à colle et j’arase l'excédent au couteau pour avoir un bord net et biseauté. J'ai testé l'idée sur les éléments légers, LH et Ps en taillant le socle en formes arrondies mais ça prend trop de temps. Pour le reste, j'ai donc conservé des bords bien droits. La question qui se pose maintenant c'est de savoir si je passe un enduit sur les socles en conservant les figurines dessus ou pas. Réponse dans l'épisode III.
Les éléments légers (psilètes et cavaliers)

vendredi 23 juin 2017

Les batailles de Pylos et de Sphactérie


Je possède une armée spartiate pour DBA avec laquelle je joue assez souvent. Il s'agit de la liste II/5k représentant l'armée du stratège spartiate Brasidas pendant les guerres du Péloponnèse. J'aime bien cette liste car, contrairement à beaucoup de listes grecques de la période, elle n'est pas constituée de 8 ou 9 socles de hoplites (classés Sp) mais possède une certaine mobilité grâce aux deux éléments de cavalerie macédonienne (Cv) et thrace (LH). Deux éléments de peltastes (Ps) complètent la liste. C'est solide au centre grâce au bonus de soutien latéral des Lances et ça manœuvre plutôt bien sur les ailes grâce à la cavalerie et aux deux pouilleux. Et à jouer en fin de semaine quand on a le cerveau dans les bottes, c'est un vrai plaisir, on met tout ce petit monde en ligne et on avance.

L'autre avantage de cette liste est double : elle possède une agressivité de 4 et un terrain de type Littoral. On dit souvent que pour tirer parti du terrain Littoral et avoir droit au débarquement de 3 éléments il vaut mieux avoir une faible agressivité. C'est assez vrai mais être l'attaquant donne le bénéfice d'un déploiement réglé en fonction du déploiement adverse et ça, c'est génial. Le fait de choisir son bord de table aussi. J'écrirai un article complet sur la stratégie du déploiement et je reviens à mes moutons. Donc l'armée de Brasidas, chef spartiate...

J'ai eu l'idée de proposer deux scénarios historiques qui font la part belle au débarquement littoral. En recherchant dans mon Atlas des Guerres Grecques des références à Brasidas, je suis tombé sur un épisode assez bien connu de la guerre du Péloponnèse : la guerre d'Archidamos qui voir la rivalité entre Sparte et Athènes à nouveau se réveiller.
En 425(*), la flotte d'Athènes, ennemie de Sparte rentre d'une campagne en Sicile et débarque en Messénie au bord de la mer Ionienne. L'idée des Athéniens est de fortifier le petit port de Pylos afin de s'en servir comme avant-poste pour lancer plus facilement des opérations en Sicile. Les Spartiates, considérant que la Messénie n'est pas loin de chez eux (c'est assez vrai) voient d'un très mauvais œil l'établissement d'une place forte athénienne dans leur arrière-cour. Ni une, ni deux, le conseil de Sparte envoie Brasidas à la tête d'une armée et de quelques trières annoncer aux Athéniens de quel bois il se chauffe. 

La bataille de Sphactérie et son prélude, la bataille de Pylos sont décrits par Thucydide dans La Guerre du Péloponnèse (livre IV) et commentée par Donald Kagan dans The Peloponnesian War. Je ne possède pas ces ouvrages mais les articles de la Wikipedia concernant cet épisode font largement référence à ces deux ouvrages. Je vais livrer ici deux petits scénarios idéaux pour une initiation entre deux armées de hoplites (Sp) soutenus par des pouilleux (Ps).

La bataille de Pylos

Le fort de Pylos appelé aussi Fort Navarin existe encore aujourd'hui mais il est d'époque médiévale. Nul doute qu'il doit être bâti à l'endroit choisi par les Athéniens pour ériger leur propre place forte. Il se dresse sur un promontoire au milieu de la péninsule de Pylos. A l'Est il y a la Mer Ionienne et à l'Ouest, un lagon, le Divari.

Pour cette bataille, les Athéniens sont les défenseurs et alignent une force réduite de 6 éléments : Démosthène, stratège athénien (Sp, général), 3 marins équipés comme des peltastes (Ps), 1 élément de hoplites (Sp) et 1 archers (3Bw). Sparte est l'attaquant et dispose aussi d'une force réduite puisque le gros des forces a débarqué sur Sphactéria, l'île au Sud de Pylos. Le contingent lacédémonien est composé de : Brasidas (Sp, général), 3 éléments de citoyens de Sparte (Sp) et deux éléments de peltastes thraces (Ps).

Mise en place

Les Athéniens n'ont pas de camp hormis le fort de Pylos considéré à juste titre comme une Zone Bâtie de type Fort et ne peuvent pas procéder à un débarquement. Les Spartiates doivent procéder à un débarquement avec 3 éléments.

Conditions de victoire

Les Athéniens gagnent s'ils sont maîtres de leur Fort à la fin du tour 5. Les Spartiates gagnent si l'une des conditions suivantes est remplie : 
  • un élément spartiate contrôle le Fort à la fin du tour 5
  • 3 éléments de l'armée adverse sont détruits avant le tour 5
La perte du général pour l'un quelconque des deux camps signifie la défaite immédiate.

Histoire

Démosthène gagnera cette bataille et capturera une partie de la flotte de Brasidas. Les Spartiates ayant échoué à mettre en place le blocus de Pylos, les Athéniens en profiteront pour débarquer à leur tour sur l'île de Sphactérie pour y combattre le contingent lacédémonien laissé sur place par Brasidas et commandé par Styphon.

La bataille de Sphactérie

L'analyse historique de cette bataille et le compte-rendu qu'en fait Thucydide montre que les Athéniens possédaient une supériorité numérique écrasante puisqu'à leur 3000 hoplites s'ajoutaient les rameurs des trières équipés comme des peltastes. Les Spartiates ne leur opposaient que quelques centaines de citoyens hoplites. Comme ce n'est pas très marrant de jouer un tel déséquilibre à DBA et que les hoplites ne peuvent pas tuer autant de pouilleux, on va tordre un peu la réalité historique et changer un peu les choses

Mise en place

Si Athènes a gagné le scénario précédent, Sparte (défenseur) ne pourra pas immédiatement compter sur des renforts et commence la partie avec 6 éléments : Styphon (Sp, général), 3 hoplites (Sp) et 2 psilètes (Ps). 6 éléments sont gardés en réserve : 4 hoplites, 1 cavaliers macédoniens (Cv), 1 cavaliers thraces (LH). Le joueur spartiate pourra les déployer au tour 2 en contact avec le bord de table opposé. En revanche, si Sparte a gagné la bataille de Pylos, le joueur spartiate peut déployer son armée au complet et peut procéder à un débarquement d'un maximum de 3 éléments à partir de son bord opposé. Dans les deux cas de figure, il est obligatoire de garnir le fort avec au moins 2 éléments.

Les Athéniens (attaquant) jouent leur liste complète : Cleon (Sp, général), cavalerie thessalienne mercenaire (Cv), mercenaires thraces montés (LH), 4 hoplites (Sp), 3 marins armés à la va-vite (Ps), 1 peltastes (Ps), 1 archers (3Bw). Pour le déploiement, on considère que toutes les unités athéniens peuvent débarquer.

Conditions de victoire

La partie se joue en 7 tours au maximum. Les conditions de victoire pour Sparte sont de conserver le contrôle du fort tout en ayant perdu moins de 3 éléments de hoplites (Sp). Tout autre résultat est une victoire d'Athènes.

Histoire

Historiquement, les Athéniens furent victorieux et parvinrent à faire captifs plus d'une centaine de citoyens spartiates qui avaient pourtant la réputation de ne jamais se rendre. Le choc fut violent à Sparte à laquelle Athènes lança un ultimatum interdisant aux Lacédémoniens de mettre le pied en Attique sous peine de voir les prisonniers exécutés. Quant on sait que ces otages représentaient un dixième de la force combattante citoyenne de Sparte, on s'imagine le désastre. Cet épisode mit fin de facto à la guerre d'Archimondas.

(*) les dates que je donne sont toutes avant l'an 0. D'une part ça me saoule de devoir écrire avant-J.C. ou BCE (Before Common Area) et, d'autre part, vu mon peu d'intérêt pour les périodes contemporaines (pour moi, tout ce qu'il y a à partir de 1500), je ne vois vraiment pas la nécessité de préciser.

mardi 20 juin 2017

A peine Parthie que déjà reviendue

Mes armées pour DBA sont au nombre de 3. Des Chinois Shang très mous, des Séleucides encore plus mous (mais transformables en Macédoniens punchys) et des Spartiates tardifs très agressifs. Sur ces trois armées, je n'en ai peinte qu'une seule, ayant profité que mes petits camarades de l'asso les vendaient. J'avais envie de tester depuis longtemps une armée de cavaliers et j'avais jeté mon dévolu sur la liste des Parthes, ces successeurs des Séleucides qui avaient mis un terme aux ambitions romaines en Asie et au Moyen-Orient avant d'être supplantés par les Perses sassanides.

Des Chinois, des Grecs, des Séleucides tous mélangés dans une boîte à gâteaux.

Comme je fais les choses lentement voire très lentement, mes Parthes sont toujours en cours de peinture et je n'avance pas trop, d'autant que le projet "établi" et les Carthaginois m'ont bien occupé et m'occupent toujours. Mais ce n'est pas une raison pour mettre en pause de longue durée un travail qui doit être terminé un jour d'autant que j'ai raté plusieurs occasions d'aligner cette liste lors du tournoi trimestriel de l'association. 

Outre ma lenteur naturelle, il y a d'autres raisons pour lesquelles ça n'avance pas. Premièrement, c'était la première armée de cavaliers que je peignais et j'ai fait l'erreur de coller toutes les figurines de tous les éléments en même temps avant de les sous-coucher. Le problème est que 4 cataphractes sur une base de 40mm ça se tient chaud et il n'y a plus la place entre les canassons pour passer un pinceau de 2. J'ai donc du en démonter pas mal, refaire une partie des apprêts et fixer tout ça sur des socles temporaires. Mais j'ai pas mal appris sur la peinture à la chaîne du coup. Mes Chinois ne m'avaient pas posé ce genre de soucis puisque constituée pour l'essentiel de fantassins, les éléments restaient faciles à peindre même assemblés complètement.





Une autre raison est le manque d'inspiration et le faible nombre de ressources décrivant leur aspect. J'ai donc choisi de peindre les cataphractes avec des tons métalliques variés sur une base d'acier poli, d'argent ou de bronze clair et de passer des glacis colorés assez prononcés pour varier les teintes. Pour les cavaliers légers, je me suis lâché en préparant six ou huit teintes pastels et en arrangeant tuniques et braies un peu au hasard. Le résultat ne pique pas trop les yeux puisque les couleurs sont très peu saturées et que des glacis de brun clair et d'orange foncé viendront unifier tout ça. Ce qui m'a posé le plus de problème ce sont les couleurs des chevaux, je n'ai absolument aucune connaissance dans ce domaine et il a fallu que je fasse des recherches et que je sélectionne des couleurs et des schémas réalistes. 

Il me reste à peindre les détails sur les cavaliers légers et à passer des glacis. Je finirai les socles à la toute fin une fois les cataphractes terminés également. Quant à ces derniers, je n'ai fait que les armures et les caparaçons. Comme ces pièces d'armure ne protégeaient que le devant du couple monture-cavalier, il faut que je peigne la robe des chevaux, les vêtements des guerriers, les têtes et les fûts de lance. Ca va être long, pénible mais on peut aller vite en n'utilisant que peu de couleurs contrairement aux premières étapes. 

Je vais essayer d'avoir cette liste prête pour le tournoi de rentrée.

mardi 13 juin 2017

Pingenda est Carthago (I)


On m'excusera la pédanterie du titre mais je n'ai rien trouvé de mieux. Avec cet article, je vais inaugurer un nouveau journal qui fait suite à celui de la Ravengard que j'ai publié sur 2012 et 2013 avant de l'abandonner puisque je ne jouais plus à W40K. Puisque l'établi est installé, fonctionnel et rangé, il fallait l'inaugurer.



J'ai donc ouvert toutes mes boîtes de guerriers au 1/72 afin de sélectionner les troupes de mon armée d'Hannibal Barca. Avant de décrire le montage des figurines et de faire la revue de ces produits, il est bon de rappeler un peu le contexte. DBA v3 en français est parue chez ZBB en 2016 et a été suivi par Punica, un supplément concernant les batailles de la Deuxième Guerre Punique qui a opposé la République de Rome aux armées de Carthage. Enfin surtout celles de la famille Barca. Je me suis rendu compte aussi que les armées 15mm lors des conventions c'était pratique pour jouer et transporter mais ça n'attirer pas du tout l’œil. L'idée a donc germé de faire une table de démo en 28mm avec des légionnaires, des chevaux, des lanciers libyens, des éléphants et tout le bazar. 

Si trouver des Romains en 28mm n'est ni compliqué ni cher (Victrix) il n'en va pas de même pour les Puniques. L'armée d'Hannibal était composées de mercenaires (doctrine carthaginoise courante) provenant de toutes les colonies et clients carthaginois de l'Ouest méditerranéen : baléares, celtibères, gaulois, libyens, numides, espagnols et même quelques citoyens vétérans de Carthage. Bien entendu, les troupes conservaient leurs équipements et leurs armes selon leurs traditions nationales et l'ensemble était cosmopolite et diversifié. Et c'est là que ça se corse pour celui qui veut conserver un maximum d'historicité au moindre coût : il faut aller chercher chez trois fondeurs différents pour couvrir tous les types de troupes et le conditionnement des boîtes fait que 75% des figurines ne sont pas utilisées. En d'autres termes, on peut faire 4 armées... Comme je ne compte pas peindre du punique jusqu'à la fin de mes jours ni me mettre à Hail Caesar, j'étais prêt à laisser tomber quand Bertrand m'a proposé de le faire en 20mm (1/72, l'échelle des ptis zavions). C'est aussi bon marché que le 15mm et la taille des socles correspond à l'effet que je voulais obtenir. Il voulait faire l'armée romaine républicaine et cherchait un compère carthaginois pour faire la paire.



J'ai donc commencé mes recherches afin de faire correspondre la liste du bouquin (II/32a) avec les références 20mm proposées par les fabricants. Dans cette démarche, je me suis aidé du site Plastic Soldier Review et j'ai finalement passé commande sur 1001maquettes que je recommande pour la richesse de son catalogue, le sérieux de la prise en charge de la commande à la livraison, les prix honnêtes et la fonction recherche avancée qui m'a évité une tendinite. 

Voici donc mes achats avec les correspondances de liste : 
  • HäT 8056 Carthaginian Command and Cavalry (1x Cv (G) et 1x Cv, le général et la cavalerie punique)
  • HäT 8055 Spanish Cavalry (1x LH, cavalerie légère ibérique)
  • Hät 8024 Numidian Cavalry (1x LH, cavalerie légère numide)
  • Hät 8023 Carthaginian War Elephants (2x El, éléphants d'Hannibal)
  • HäT 8020 Carthaginian African Infantry (3x Sp, mercenaires libyens ou citoyens puniques vétérans)
  • HäT 8019 Hannibal's Spanish Infantry (3x 4Ax, 2x Ps, tous les scutari, caetrati et frondeurs)
  • Italeri 6022 Gaul Warriors (2x 4Wb, alliés gaulois)

Je vous donne rendez-vous la semaine prochaine pour un article spécial OpenZeBox de ces figurines et la manière de concevoir les socles en 20mm.

mardi 23 mai 2017

Des nouvelles du chantier

Aux dernières nouvelles les travaux avaient stoppé car j'avais entrepris la réorganisation totale de l'espace de travail. Ca avance bon train puisque j'ai quasiment fini. Si vous avez cliqué sur le lien vers l'article précédent, vous avez vu que je voulais construire un établi basé sur un concept de bureau à caissons en réutilisant ma planche de travail de 1200 par 800. J'ai fait mes comptes et rien que la matière (du contreplaqué pas cher) me revenait à 200 euros auxquels il faut ajouter 40 euros de quincaillerie diverse dont 4 paires de roulettes. 

Et puis j'ai eu une idée. Une enseigne d'ameublement pourri et suédois propose des "placards" en forme de caisse avec un fond de 700 par 350, profondeur 350 pour un prix dérisoire de 25 euros l'unité. Les dimensions sont idéales et en collant deux dos à dos, ça me fait mes caissons. je n'ai juste qu'à les réunir par des montants horizontaux rigides. Donc une économie de 100 euros. 

J'ai donc fait cela. Les images.

On ne le voit pas sur la photo mais il a fallu que je mette les caissons à la bonne profondeur en sciant au niveau de la rainure qui permet d'insérer le fond. Sans surface de référence je n'ai pas voulu utiliser ma scie plongeante et la scie circulaire aurait bousillé le matériau sandwich pourri dont sont faits les caissons. J'ai donc pris une bonne vieille égoïne et j'ai raccourci les quatre caissons en scient chaque panneau individuellement. Après réassemblage, j'ai poncé le joint à l'aide d'une cale à poncer maison (du papier grit 50/80 collé au double-face sur une chute de contreplaqué).

La photo du dessus montre la surface du joint après ponçage et aussi la nature du matériau. Il s'agit d'un panneau de particules renforcé aux angles par des inserts en contreplaqué le tout pris en sandwich entre deux panneaux de MDF encollé carton et peint en blanc. Toute cette daube dégage une sciure fine et collante dont je n'ai pas fini de me débarrasser.

Quoiqu'il en soit, malgré le soin apporté au sciage et au ponçage, le jeu est trop important pour réaliser un assemblage par tourillons et un encollage. Je me suis rabattu sur un assemblage "mécanique" de 6 montants en épicéa réalisé à base de tasseau d'ameublement de section carrée. Deux montants par face, l'un en position basse, l'autre en position intermédiaire assurent la rigidité de l'ensemble. D'autres montants montés en position supérieure permettront de fixer le plateau de la surface de travail.
J'ai fixé des roulettes sur chaque caisson de manière à avoir un établi mobile. Une paire de chaque possède des freins ce qui permet d'abloquer le meuble en position de travail. Les deux caissons sont terminés et ont reçu leurs montants supérieurs dont la réalisation ne fut pas une mince affaire.

En prenant mes cotes finales, je me suis aperçu que l'espace pour les jambes était restreint à 400mm. Ca me suffit mais si je me casse le cul à faire un établi mobile à deux positions c'est pas que pour moi et le plus que je puisse dire c'est que dans ce contexte chaque centimètre compte. Les montants sur lesquels sera fixé le plateau étaient originellement prévus en section carrée de 45mm. J'ai déjà gagné pas mal en choisissant de les faire en tasseau de 27mm. Et j'ai imaginé gagner 20mm supplémentaires en pratiquant une rainure dans les tasseaux (comme on le voit sur la photo). Bon là, je vous épargne les détails, mes compétences d'ébéniste ont besoin de pratique et d'entraînement. J'ai tout essayé : ciseaux, perçage, sciage à main et à la scie sauteuse. Pas moyen d'avoir un état de surface propre mais les cotes sont assez correctes et le jeu minime. Le seul truc que je n'ai pas essayé c'est de le faire à la défonceuse : les pièces sont trop minces et je n'ai pas de toupie ni de scie sur table. A ma décharge, c'est du bois de merde, poussé trop vite, avec des parties trop tendres dans le fil et plein de petits noeuds très durs.

Bon, j'y suis arrivé sans trop de casse mais ça a été fatiguant. Je prendrais des photos du sol de l'atelier qui expliqueront ça mieux que moi. 

Ce week-end je fixerai le plateau et je mettrai les montants en peinture. Je vais essayer d'être rapide pour pouvoir recommencer à travailler d'autant que j'ai du pain sur la planche avec les Carthaginois au 1/72 qui sont arrivés il y a un mois.